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Portneuf a 18 infirmières et infirmiers supplémentaires

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Par Gaétan Genois
Portneuf a 18 infirmières et infirmiers supplémentaires
Photo prise lors de la collation des grades du 11 mai dernier au Cégep Limoilou. (Photo : Offerte par Cégep Limoilou)

Ça y est. Le système de santé dans Portneuf dispose maintenant de 18 infirmières et infirmiers de plus pour s’acquitter de sa tâche auprès de la population. Le 11 mai s’est tenue la collation des grades au Cégep de Limoilou, l’institution responsable du programme de formation Intégration à la profession infirmière du ϳé.

Quelque deux semaines plus tard, soit le 24 mai au CHSLD de Saint-Casimir, un événement médiatique soulignait la fin de la formation qui s’est donnée au Centre de formation à Saint-Raymond pendant la dernière année.

Les candidats ont réussi haut la main une formation d’appoint de plus de 915 heures en conciliation travail études famille. Cela dans un contexte d’intégration dans un nouveau pays et dans un nouvel emploi.

« Nous saluons leur courage et nous sommes fiers d’eux », a déclaré la coordonnatrice en formation continue au Cégep Limoilou, Catherine Guay.

Dans les locaux du CFP

Le Cégep offre habituellement ce programme intra-muros, mais cette fois son équipe professionnelle s’est déplacée hors campus afin de donner la formation dans les locaux du Centre de formation de Portneuf à Saint-Raymond.

« Certes il y a eu des enjeux pour la mise en place de cette cohorte, mais avec flexibilité, créativité et la collaboration des partenaires du milieu, des solutions ont été identifiées, estime Mme Guay. Tout a été mis en place, mesures de soutien, tutorat spécifique en soins infirmiers, pratique supplémentaire en laboratoire, aide pédagogique et aide psychologique. »

Georgette Kennang Kitouo a offert un témoignage. Photo : Gaétan Genois

Normalement trois ans

« Pour le CIUSSS, il faut normalement trois années pour recruter 18 infirmières », annonce la directrice territoriale de Portneuf, Julie Maltais-Laflamme.

Depuis trois ans, le CIUSSS a engagé169 personnes dans Portneuf, dont 20 infirmières.

Celle-ci insiste sur l’accueil des équipes cliniques qui les ont reçus à titre de préposés au bénéficiaire, alors qu’ils travaillaient parallèlement à leur programme d’étude.

Accès Travail Portneuf

Mme Maltais-Laflamme a aussi souligné le rôle primordial de l’organisme Accès Travail Portneuf pour l’accès au logement, aux services et à l’intégration.

« Le recrutement international est un projet de communauté, ajoute-t-elle. L’objectif n’était pas seulement de leur offrir un emploi, mais aussi des amis, des bons voisins, des bons collèges et une communauté autour d’eux. »

Magnifique aventure

Vincent Caron avoue que c’est l’aboutissement d’une magnifique aventure, mais ça n’a pas été toujours facile. « Il fallait bâtir l’avion en plein vol », exprime-t-il en guise de métaphore. C’était la première fois qu’on accueillait une telle cohorte, ça faisait beaucoup de gens en même temps. »

Le député espère, si nécessaire, accueillir une autre cohorte prochainement. « On sait maintenant comment s’y prendre », conclut-il.

Les intervenants du point de presse. Photo : Gaétan Genois

Beaucoup de défis

L’une des nouvelles candidates au poste d’infirmière, Georgette Kennang Kitouo assistait au point de presse. En entrevue, elle reconnaissait que cela a représenté beaucoup de défis. « Le défi de quitter mon pays et de venir avec ma famille, car si je viens sans eux, je ne serai pas stable psychologiquement. Le défi de pouvoir m’adapter, que ce soit la langue, les personnes, le milieu professionnel. »

« Je suis quelqu’un qui croit en Dieu, je me suis dit que si Dieu a permis que cette opportunité se présente à moi, c’est parce qu’il y a quelque chose de meilleur qui arrivait de l’autre côté. J’ai embarqué, voilà le résultat. »

Pas prête de repartir

« Une fois sur place, avoue Mme Kennang Kitouo, étant donné que je m’étais fait une petite idée de l’hiver, ça a été moins que ce que j’avais pensé. Les enfants (elle en a cinq) ont eu le temps de côtoyer le climat, de s’intégrer dans leur milieu social comme dans le scolaire. Je ne connaissais pas Portneuf, mais sur place je peux vous dire que je m’y plais et je ne suis pas prête d’en repartir aussitôt. »

La gestionnaire responsable milieu de vie au CHSLD Saint-Casimir, Sylvie Lambert, dit ressentir une immense fierté face aux défis qu’ils ont relevés et qui comptaient de nombreux sacrifices.

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